|
|
STF

En quelques mots :
« le pochoir est au rock’n’roll, ce que le graffiti est au hip-hop »
Autodidacte.
Amoureux de la culture rue et rock’n’roll, du découpage et de la couleur.
Initié au medium qu'est le pochoir par un autre artiste pluridisciplinaire (Rnest), j'ai commencé à découper depuis mi 2002, d’abord par amusement, puis rapidement par necessité comme second souffle.
Proche de la sérigraphie, le pochoir DIY (DoItYourself), n'en utilise que la finalité alors qu'il est réellement basé sur la récupération et la réappropriation d'images, d'objets, de peinture et de l'urbanisme et mis au service de la répétition.
Fils de p**k, il se base sur le recyclage un questionnement et une vision parallele de la société.
Fils de Dada il se moque de tout et doit rester simple. Mais du graphisme et de la publicité il doit reprend le fond (efficacité mise a disposition d’un message et code couleur), afin de délivrer un message simple et efficace aux yeux du spectateur et qui pourrait se perdre, a mon sens, si il se déclinait au profit de la technique.
M’essayant à divers supports comme l’encollage d’affiches-pochoirs ou de materiaux urbain, j’accorde un intérêt particulier à mes fonds, qui au premier coup d'oeil doivent souligner le message. D’où un travail nouveau de réappropriation de la peau des murs par le biais de la plus fameuse, car éphémère, peau que sont les affiches d’affichage public. Celles-ci étant traitées comme ready made de facture automatique et hasardeuse par des ouvriers-afficheurs travaillant a leur insu que je (dé)colle et me servant de paysage typographique et visuel pour mes fonds.
Coté pochoir, je tiens à déformer certains visuels pour lui faire souligner naturellement certains points.
Toutes les contraintes liées à de nouveaux projets, comme le format et le thème, sont salutaires et permettent de repousser les limites de sa « terra incognitae ».
Ce n’est que depuis fin 2006 que je décide d’extraire le pochoir de son milieu qu’est la rue et de le montrer au spectateur sous un nouvel angle (spectateur dont le regard reste la nourriture de la peinture et du peintre). Afin de désacraliser cette technique de marquage, j’insiste pour la faire rentrer dans des lieux publics, sur un support plus connu qui, du coup, permet une étape dans la réflexion (etape necessaire car sans à-prioris du spectateur-citoyen propriétaire du mobilier urbain) sur une peinture contemporaine qui aborde avec les themes d’une société actuelle pour la plupart.

|
|